[Grève de Lyon] – Dossier de la répression

Manuscrit

16,000 €

Description

• État de la seconde souscription
Lyon, imprimerie de la ville, 6 pp., sous forme de tableau
• « Fabrique arrangée, Fabrique non arrangée » 1 feuillet manuscrit
• Mémoire sur l’état actuel des ouvriers des fabriques de Lyon In-Folio manuscrit, 8 pp.
• [Compte rendu d’un épisode de grève, signé Lambert In-4, 1 feuillet recto-verso
• Sous dossier «Chapelier Fouleurs Correspondance relative à leurs desertion des ateliers, du 25 août au 26 9bre 1787 »
In-4, 13 documents manuscrits
• Tableaux « Soies étrangères, Année 1786, Année 1787. » & « Soies nationales, Année 1786, 1787. »
In-Folio, deux tableaux manuscrits pliés en 4
• Tableau « État des soies entrées à Lyon dans les années 1786. 1787. & 1788. Suivant les notes de la Douane »
In-Folio, manuscrit plié en 2
• Lettre adressée au Baron de Breteuil et au contrôleur général par le duc de Villeroy gouverneur de Lyon sur l’état de l’industrie et du commerce (exportation et importation des sois d’Espagne pour faire baisser les prix) de la soie à Lyon (est également constaté le refus des négociants lyonnais de s’unir pour disposer des fonds nécessaires à ces opérations)
In-Folio, manuscrit attaché par un cordon, 8 pp.
• État des Ballots de Soye Nationale et Étrangère arrivée à Lyon pendans les Années 1786 et 1787.
In-4, manuscrit attaché par un cordon, 4 pp.
• 2 lettres au Baron de Breteuil, au contrôleur général et au duc de Villeroy concernant l’envoi du tableau et du produit de suscription, la première datée du 8 et du 22 septembre 1787 annonce un récapitulatif de ces souscriptions quand la seconde, datée du 21 octobre 1787 fait état de la tenue d’une assemblée et donne quelques chiffres sur le total de la souscription employée (99 443 livres).
In-4, manuscrits, deux feuillets recto
• Lettre au Baron de Breteuil, au contrôleur général et au duc de Villeroy concernant datée du 8 octobre 1787 où l’auteur se félicite « du maintien de la tranquillité publique » et joint un « État arrêté dans l’assemblée de charité tenue le 6 Xbre 1787 du nombre d’individus assistés dans chaque Paroisse de la ville de Lyon » (17144 au total) et un document intitulé « Paroisses », identique au précédent
In-4, manuscrit, 3 feuillets recto
• 2 lettres de Lambert au prévôt des marchands de Lyon (Tolozan) qui atteste de la réception des lettres et documents envoyés sur les souscriptions. La première lettre mentionne aussi le fait que le prévôt doit continuer à tenir Lambert informé et qu’il est mandaté de recevoir 30 000 livres sur ordonnance du Roi qui participe aux souscriptions.
In-Folio, deux manuscrits d’un feuillet (recto), Paris, 9 août 1787 et le 20 septembre 1787
• Lettre de Tolozan à son « frère » (« Tolozan, intendant du commerce ») lui mentionnant l’envoi de l’ordonnance et de l’état de distribution des 30 000 livres que « le Roi a accordés aux ouvriers de La grande fabrique de Lyon. »
In-Folio, lettre manuscrite, 1 feuillet recto, Paris, le 12 août 1787.
• Lettre de Fromentat adressée à M. Tolozan de Montfort (« commandant de la ville de Lyon »)
In-4, manuscrit, Lyon le 10 août 1787
• Lettre de M. Navarre, « secours aux ouvriers », mentionnant des invitations pour participer à une assemblée, il y est fait mention de la distribution d’aumônes
In-4, manuscrit, Lyon le 17 août 1787
• 2 lettres du Baron de Breteuil faisant état de sa satisfaction concernant la souscription et les autres mesures prises
In-Folio, deux lettres manuscrites, 1 feuillet recto, les 9 octobre 1787 et 6 octobre 1787
• 9 lettres du même auteur, dont la signature nous est inconnue, adressées au Baron de Breteuil, au duc de Villeroy, au contrôleur général, à Tolozan (intendant du commerce). Ces lettres mentionnent les questions de la souscription, du mouvement social et de la situation des ouvriers.
Lettres manuscrites datées entre le 20 juillet et le 27 octobre
• Lettre comportant deux signatures dont celle de Fromentat mentionnant le rôle de Tolozan de Montfort et du duc de Villeroy concernant la délibération « sur la manière la plus efficace de secourir les pauvres ouvriers pendant le temps qu’ils resteront sans ouvrage. ». La suite de la lettre mentionne également une assemblée à tenir et le rôle que pourront y tenir diverses personnes, notamment religieuses.
In-4, manuscrit, 5 pp., 5 octobre 1787
• 2 documents « Tableau des souscriptions Faites en faveur des Ouvriers de la Fabrique sans travail. »
Lyon, Imprimerie de la ville, 3 pp. + 4 feuillets recto-verso (accrochés par une épingle qui maintient également un papillon manuscrit indiquant la durée entre les différents chiffres donnés), 1787
• Lettre sur le traitement social du chômage (répressif), avec des propositions pour donner du travail aux ouvriers et des indications sur les conflits actuels et futurs entre les ouvriers masculins et féminins, les premiers redoutant les secondes qu’ils estiment insuffisamment qualifiées.
In-Folio, manuscrit sans auteur identifié (Tolozan ?), 3 pp., Paris, 1er août 1787

Commentaire

Une souscription est établie en faveur des ouvriers sans travail en 1788, les documents imprimés étant confirmés par une lettre accompagnée de tableaux. Un autre aspect de la gestion de ce dossier par les artisans de la répression est représenté par une correspondance du Baron de Breteuil avec le Duc de Villeroy et Tolozan, concernant la répression de la grève.
Les historiens qui ont traité cet épisode, beaucoup moins connu que la révolte des Canuts, n’ont pas eu connaissance de ces documents. L’Histoire a retenu que les évènements de 1787-1788 précèdent et annoncent par leur ampleur, leur mécanisme et leur issue, les grands conflits sociaux des temps modernes. Ces documents font non seulement partie du patrimoine de Lyon mais aussi du patrimoine de l’histoire sociale et de l’histoire humaine en général. Leur contenu reflète deux actualités, celle de l’époque avec l’étonnement (dans le sens fort du terme) des autorités locales et nationales, ainsi cette première grande grève de l’histoire est qualifiée dans une lettre adressée au pouvoir, d’un terme proche des études de Lavoisier : « il y a eu une espèce de fermentation ». Le reflet de l’actualité plus récente est représenté par un tableau pouvant préfigurer 1936 et 1968, celui sur un feuillet séparé verticalement en deux colonnes indiquant des fabriques occupées et non occupées.
Cette première grande grève de l’histoire dite « des deux sous » précède de très peu les événement de 1788, la Révolution française et bien entendu, les révoltes ultérieures des Canuts ; elle ne fut précédée que par une autre révolte semi-organisée du mouvement ouvrier, toujours à Lyon quelques années auparavant. Cet événement anticipant ceux des XIXe et XXe siècles, joint à la frayeur déclenchée par l'émeute Réveillon a très probablement conduit à la loi Le Chapelier aux innombrables conséquences. Les coalitions et toutes associations ouvrières furent interdites, la lutte armée comme celle des Canuts, fut jusqu'au rétablissement du droit de grève en 1864, la seule issue (fatale) à tout conflit social.
Référence librairie 797

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