Compte rendu à l'Assemblée nationale, Par M. de Mirabeau le jeune, dans la Séance du 27 Juin 1790, conformément au Décret du 19, qui le mandoit pour rendre immédiatement compte de sa conduite.

Livre ancien

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Description

In-8, broché, à relier, Paris, 1790, 72 pp.

Commentaire

Au mois de juin 1790, André Mirabeau est sommé de se justifier devant l'Assemblée dans l'affaire du décrochage des Cravattes des drapeaux du Régiment de Touraine. Cette affaire lui vaudra d'être surnommé "Mirabeau Cravattes" et a certainement joué un rôle dans sa démission de la députation. La publication comporte également les témoignages d'autres parties dans l'affaire.
"Il me semble qu'on m'accuse de deux prétendus délits. Le premier, est l'enlèvement des Cravattes des drapeaux du Régiment de Touraine. Le second, est le mode de cet enlèvement." ; "C'est ici le lieu de vous marquer mon étonnement, messieurs, de ce qu'en vous présentant comme un crime atroce l'enlèvement des Cravattes, on ne vous a pas parlé de ce premier enlèvement véritablement criminel, fait par huit cents hommes armés qui ont enfoncé ma porte, ont arraché de leur azile sacré, de la chambre de leur Colonel, les drapeaux et la caisse militaires ; et ce sont les députés des auteurs d'un crime aussi constaté et aussi atroce que vous avez admis à votre barre pour vomir des injures atroces contre leur Colonel, non ce crime ne peut rester impuni, s'il reste encore quelqu'idée d'ordre et de discipline dans l'Armée françoise ; et j'ose avancer qu'il n'en existe plus, si on ferme les yeux sur un désordre de cette nature. Mais je m'aperçois, Messieurs, que je ne fais que copier le procès-verbal déjà connu de vous. Vous y verrez constaté le refus d'obéir aux ordres du Roi, portés au quartier par le Commandant de la Province de la Municipalité seuls, parce que le premier avoit exigé que je ne les y accompagnasse pas, et que je sais obéir. Vous y verrez des Soldats sortir tous du rang au moment où on invite ceux qui ne veulent pas obéir aux ordres du Roi à s'en éloigner, y rester tous lorsqu'on fait la contre-épreuve, refuser leur licentiement, et persister dans leur rébellion ; qui vous paroîtra sans doute bien avérée et soutenue, puisque comme le dit la lettre de la Municipalité, ils n'avoient cédé ni à mes soins ni à ceux de M. de Chollet, Commandant de la Province qui s'est uni à la Municipalité pour les faire rentrer dans leur devoir."
Référence librairie 756

André Boniface Louis RIQUETI DE MIRABEAU

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